ObsPol soutient ces actions


MALTRAITANCE D’EXILÉ.E.S SUR LES PARKINGS

– APPEL A TÉMOIGNAGES –

GETTING THE VOICE OUT a reçu des témoignages de maltraitances envers des migrant.e.s sur des parkings, notamment lorsqu’iels sont chassé.e.s de camions. Nous cherchons à rassembler des témoignages, anonymes ou non mais factuels, sur ces violences, qu’elles soient le fait de policier.e.s, d’agents de sécurité, de camionneurs/euses etc.

Il est important de noter la date et l’heure approximative des faits et le lieu exact en plus du descriptif des violences et de la personne qui les a portées (profession, langue parlée, description physique, société de gardiennage si indiquée sur le gilet, objet éventuellement utilisé, le chien était-il en laisse, muselé etc.).

Les photos et vidéos, des faits comme des marques éventuelles laissées par les violences, sont évidemment les bienvenues. En cas de passage chez un médecin demander un constat des blessures et le joindre. Si possible laisser un contact du/de la témoin si besoin de précision (tel/whatsapp…).

Contact: gettingthevoiceout@riseup.net

Par ailleurs, TÉMOIGNEZ SUR NOTRE SITE !

  • Parce qu’il faut que toutes les agressions illégitimes soient répertoriées, décortiquées, analysées, et que l’on puisse démontrer la récurrence de ces pratiques abusives !
  • Parce qu’il faut que les prochaines victimes puissent lire ces témoignages pour comprendre que ce qu’elles auront subi n’est pas une pratique isolée, qu’il ne s’agit pas de quelques « pommes pourries » mais bien de la dérive d’un système malade !

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Affaire Mawda: pourquoi nous demandons un procès d’Assises

L’audience en chambre du conseil de Mons, dans le cadre de l’affaire Mawda, a lieu ce mercredi 8 juillet. Des universitaires, juristes et professeurs de droit réclament que le tir du policier qui a été fatal à la petite fille soit qualifié de meurtre, ce qui justifierait la tenue d’un procès aux Assises.

La mort de la petite Mawda, dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 mai 2018, des suites d’un tir policier a eu lieu dans le cadre des opérations Médusa de traques aux migrants. Depuis l’affirmation policière selon laquelle la petite serait décédée des suites d’un hématome crânien (la thèse de l’enfant bélier) – mensonge construit dès les premières minutes et affirmé par les policiers aux ambulanciers et infirmières arrivées sur les lieux – jusqu’à la thèse de la camionnette comme « arme par destination » soutenue par le parquet de Mons, le cadre gouvernemental de traque aux migrants semble surdéterminer l’instruction telle qu’elle a été menée jusqu’à aujourd’hui. Tous les ingrédients d’une affaire d’Etat semblent donc réunis.

Il s’agit d’un meurtre. Le policier qui a tiré a d’abord armé son pistolet à l’aide de ses deux mains, puis exercé une force sur la gâchette pour effectuer le tir à hauteur d’homme en direction de la camionnette qui a tué Mawda.

Un caractère volontaire

Trois actes volontaires ont donc dû être exercés à trois moments différents par le policier. Que ce soit l’enquête réalisée par Michel Bouffioux ou les déclarations de l’équipier du policier qui a tué Mawda, l’« embardée » qui aurait entraîné une déviation du tir a eu lieu plus tôt dans la poursuite, elle ne peut donc en aucun cas expliquer une quelconque « déviation » de la trajectoire de la balle. C’est pourquoi l’acte de tir doit être requalifié en chambre du conseil en « meurtre », le caractère volontaire du tir semble aujourd’hui établi. Et le seul lieu susceptible de traiter cette affaire est donc naturellement la Cour d’Assises.

Plusieurs manquements

En effet, ce meurtre est perpétré par un fonctionnaire d’Etat dans un cadre opérationnel gouvernemental. Il ne peut donc être isolé de son contexte : les opérations Médusa. Dès les premières minutes après le meurtre se met en place une coalition de fonctionnaires, le parquet n’est pas appelé et aucune zone d’exclusion judiciaire n’est mise en place, le policier est invité à rentrer chez lui sans qu’il n’ait fait l’objet d’aucun interrogatoire circonstancié et couché sur procès-verbal. Le tireur est simplement informé par son chef de poste qu’il n’y aura pas de poursuite, qu’il peut rentrer chez lui. Il reçoit aussi comme conseil de rédiger un procès-verbal pour rébellion armée contre lui. Au lendemain de l’enterrement, les policiers présents le jour de son meurtre à l’exception du tireur vont se réunir pour accorder leurs versions. Les opérations gouvernementales comme les opérations Médusa sont extrêmement réglementées. Il suffit de lire le rapport du comité P pour se rendre compte de la lourdeur bureaucratique de ce type d’opération de police.

Rééquilibrer les responsabilités

Si le policier qui a tué Mawda doit être poursuivi pour meurtre, il ne peut être tenu pour le seul et l’unique responsable. On se souviendra que la stratégie policière et la partialité du parquet de Mons ont eu des conséquences importantes sur l’instruction et la qualification des faits. Notamment en inversant la charge de la responsabilité du meurtre. En effet, le Procureur Général de Mons, Ignacio de la Serna, avait inculpé le conducteur présumé de la camionnette de « rébellion armée » avec comme circonstance la mort de la petite. Il est temps de rééquilibrer les responsabilités. La chambre du conseil de Mons de ce 8 juillet pourrait dès lors décider d’orienter cette affaire d’Etat vers une requalification en renvoyant vers une des juridictions susceptibles de prendre en compte la chaîne complexe de responsabilités ayant entraîné la mort de la petite Mawda, la Cour d’Assises. On ne peut plus dire qu’il s’agit d’un « homicide involontaire » – le policier a sorti son arme, il l’a armé, puis il a tiré et tué Mawda – mais la responsabilité du policier ne peut être séparée du contexte des opérations Medusa. En cour d’Assises, le juge d’instruction et toutes les personnes – policiers, témoins ou experts – qu’il a déjà entendues seront appelées à redire leur témoignage ou leur expertise. Elles devront aussi répondre aux questions des juges, des jurés et des avocats des parties civiles.

Nous appelons tous les citoyens soucieux de la vérité et de la justice à se rassembler devant la chambre du conseil de Mons le 8 juillet à 9h.

Ils ont ausi signé :

ADRA France antenne de Dunkerque ; Bruxelles Panthères ; CADTM Belgique ; Collectif Migrations Libres ; Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM) ; Comité belge de soutien au peuple sahraoui ; Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie – Belgique ; DROP solidarité ; Groupe montois de Soutien aux Sans-Papiers ; l’hôtel Flambeau ; La casa paris ; La 5e Couche / 5c éditions ; Le Steki ; Mouvement Citoyen Palestine ; Nouvelle Voie Anticoloniale ; ObsPol ; Plate-forme Charleroi-Palestine ; Radio RiveWest ; Slameke ASBL ; Terre d’Errance (France) ; Students for Climate ; La Maison du Peuple d’Europe (MPEVH) ; Annie Basembe, citoyenne ; Annick Lenoir, professeure à l’École de travail social, Université de Sherbrooke ; Carine Demange, réalisatrice radio ; Claire scohier, criminologue ; Claire Hilgers, artiste-graphiste ; Cédric Rutter, éditeur ; Code Rouge, artiste ; Camille Louis, philosophe et dramaturge, Université Paris Diderot et théâtre Nanterre-Amandiers ; Corinne Gobin, maître de recherche FNRS/ULB en sciences politiques ; David marolito, artiste ; Despina Matsakis, citoyenne ; Didier Epsztajn, animateur du blog « entre les lignes entre les mots » ; Dounia Depoorter, chef de chœur, citoyenne solidaire ; Elise Simonet, dramaturge et collaboratrice artistique ; Fabrizio Terranova, cinéaste et professeur Narration Spéculative, Erg – Bruxelles ; Grégoire Wallenborn, chercheur-enseignant ULB ; Gioia Frolli (Joy Slam) ; Gwendoline Daems, citoyenne ; Graziella Vella, sociologie et anthropologie ; Graziella Van Loo, activiste dans les médias alternatifs ; Guillermo Kozlowski, philosophe ; Jean-Claude Deroubaix, enseignant en sociologie à l’UMons ; Jacqueline de Terschueren ; Julie Jaroszewski, artiste et militante ; Khadija Senhadji, socio-anthropologue et militante décoloniale ; Kaoutar Boustani, analyste en politique économique et sociale ; Lauraline Michel, membre du collectif OXO ; Luis Martínez, philosophe ; Léa Drouet, metteuse en scène ; Maïa Chauvier, actrice/slameuse ; Mathilde Villeneuve, artistiek leider ; Maryam Kolly, sociologue, Université Saint Louis ; Mehdi El Wahabi, citoyen ; Malika Hamidi, auteure et sociologue ; Natalia Hirtz, chercheuse au Gresea ; Nordine Saidi, militant décolonial et membre de Bruxelles Panthères ; Pauline Fonsny, réalisatrice et monteuse ; Rachid Id Yassine, sociologue ; Rudi Barnet, animateur culturel ; Soraya El Kahlaoui, sociologue ; Sandew Hira, coordinateur du réseau décolonial international (DIN) et directeur de l’International Institute for Scientific Research (IISR) ; Khadija Senhadji ; Sylvie André-Dumont, kinésithérapeute, citoyenne hébergeuse ; Stephanie Demblon, militante associatif ; Takkal Kamar, citoyenne du Monde ; Titom, dessinateur ; Vanhove Daniel, auteur ; Vincent Engel, auteur ; Youri Lou Vertongen, politologue, université Saint Louis Bruxelles ; David Jamar, professeur de sociologie, UMons ; Martin Vander Elst, anthropologue, UCLouvain ; Isabelle Stengers, philosophe, ULB ; Serge Gutwirth, Professeur de Droit Humains, Faculteit Recht & Criminologie, VUB ; Carla Nagels, professeure en criminologie, Université libre de Bruxelles ; Serge Deruette, professeur de sciences politiques, UMons ; Sophie Klimis, vice-doyenne à la recherche de la faculté de droit, Université Saint-Louis ; Benedikte Zitouni, professeur et chercheur en sociologie, Université Saint-Louis ; Maud Hagelstein, philosophe, ULiège ; Grégory Cromann, philosophie, ULiège ; Jacinthe Mazzocchetti, professeur et chercheur en anthropologie, UCLouvain ; Elsa Roland, sciences de l’éducation, ULB ; Claire Schoier, criminologue ; Maryam Kolly, sociologue, Université Saint Louis ; Leile Mouhib, ULB ; Guillermo Kozlowski ; Marianne Van Leeuw Koplewicz, éditions du souffle ; Beatriz Camargo, chargée de missions – CRAcs Cohésion sociale.

[Carte blanche publiée dans Le Soir]


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Carte Blanche du Comité Mawda : “On ne tue pas les petites filles d’une balle dans la tête. Jamais.”

L’affaire de la mort de la petite Mawda dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 mai 2018, sur une autoroute belge, près de Mons, revient au tribunal ce vendredi 26 juin. La chambre du conseil de Mons devra décider du renvoi devant le tribunal correctionnel du policier et de deux migrants soupçonnés d’être le passeur et le chauffeur de la camionnette.

Le procureur veut le renvoi du policier pour homicide involontaire et des deux migrants pour rébellion armée et entrave méchante à la circulation.

Rappelons qu’aucun migrant n’avait une arme. Seul le policier a tiré. En utilisant son arme, il savait qu’il pouvait tuer quelqu’un et il a effectivement tué Mawda, une petite fille de 2 ans, touchée en pleine tête.

Cette affaire pose de nombreuses questions sur le fonctionnement de notre société.

Qu’est-ce qui dysfonctionne dans la formation des policiers pour qu’il ait cru légitime de tirer sur une camionnette de migrants qui fuyaient ?

Qu’est-ce qui se passe dans la tête d’un policier pour que l’arrestation lui semble tellement vitale que la mise en danger de vies humaines soit nécessaire à ses yeux ?

La même question doit se poser pour Mehdi, pour Adil, pour Sabrina et Ouassim. Ils s’enfuyaient, certes, mais est-il nécessaire de les en empêcher à tout prix. Au prix de leur vie ?

L’école de police n’apprend-t-elle pas aux futurs agents qu’une vie humaine prime sur une arrestation ? Que rien ne justifie la mise en danger ou l’atteinte à l’intégrité physique ?

Doit-on encore rappeler qu’on ne tue pas les gens !

Mais au-delà de la formation des policiers et de l’organisation du corps de police comme institution prônant la violence, nous devons nous poser des questions sur l’organisation de l’impunité. Le pouvoir judiciaire sait cette violence, il la voit et il ferme les yeux.

Pourquoi la justice toujours prompte à condamner est-elle aussi indulgente quand il s’agit de policiers ?

Tous ceux et celles qui ont déjà été confrontés à la justice ont vu la sévérité avec laquelle sont condamnés de petits délinquants – surtout s’ils sont étrangers et sans-papiers. A l’opposé de cette sévérité, les juges et les procureurs sont compréhensifs et indulgents dès qu’il s’agit de policiers. Ils excusent la violence, tolèrent le racisme, justifient l’illégalité.

Il faut que cela cesse. La violence policière n’est pas légitime. Elle est intolérable. Rien ne l’excuse. Mawda n’aurait pas dû mourir, parce que le policier n’aurait pas dû tirer. Même si le chauffeur s’enfuyait, même si le passeur passait, même si… aucune excuse n’est audible.

On ne tue pas les petites filles d’une balle dans la tête. Jamais. 

Un non lieu ou une suspension du prononcé pour le policier serait une véritable provocation. On ne tire pas en pointant son arme vers le chauffeur de la camionnette sans intention de tuer, la qualification d’homicide involontaire est absolument inappropriée, si cette qualification était retenue par la chambre du conseil de Mons, cela pourrait être interprété comme un permis de tuer implicite. Même le comité P rappelle que l’on ne tire pas sur une “cible en mouvement”. Il est temps de mettre fin à l’impunité !!!

Organisations signataires

Comité Mawda, vérité et justice – Bruxelles PanthèresBamko-cran asbl, B2000 asbl, Campagne stop répression, Comité des Travailleurs·ses Migrants·tes avec et sans papiers de la CSC Bruxelles, Collectif féministe Kahina, Collectif Solidarity is not a crime, Ecran d’éveil asbl, Éditions du Souffle, European Observatory of Democracy and Peace (EODP), Groupe montois de Soutien aux Sans-Papiers, Hôtel Flambeau, JOC Bruxelles, La Vieille Chéchette, café bouquinerie coopératif de St Gilles – Le Village du Monde, MARCHE DES MIGRANT-E-S, Nouvelle voie anti-coloniale, Observatoire des violences policières en Belgique (ObsPol) – Parti des indigènes de la République (PIR) – Le Poisson Sans Bicyclette ASBL, café féministe – Prisoner’s newsRéseau AdesSOS MigrantsSLAMEKE, Théâtre des Rues

UNITED STAGES , le secteur culturel s’engage pour la justice sociale et migratoire :

Le 140 , Alterbrussels, Alternatives Théâtrales, L’Ancre Charleroi, l’Atelier 210, Arts et Publics, l’Association des Centres culturels de la Communauté française (ACC asbl), les Baladins du miroir, la Balsamine, la Bellone, Bewogen, le Boson, le BRASS, Les Brigittines, le Centre culturel Action-Sud, L’Entrela’ – Centre culturel d’Evere, le Centre Culturel de Thuin Haute Sambre, Choux de Bruxelles Artist Collectives, la Cité miroir de Liège, la Compagnie le Corridor, La Concertation, Culture & Démocratie, l’Escale du Nord, Francofaune, Globe Aroma, le Kaaitheater, De Kriekelaar vzw, le KVS, la Maison de la création, Maison de la Culture de Tournai, La Maison des Cultures de Saint-Gilles, la Maison du Livre, Le Magic Land Théâtre, Mars – Mons Arts de la Scène, Met-x Movingmusic, les Midis de la Poésie, Passa Porta, PointCulture, RAB/BKO, les Riches Claires, le Rideau de Bruxelles, le Senghor – Centre Culturel d’Etterbeek, le Théâtre des 4 mains, Centro Galego de Bruxelas ASBL La Tentation, le Théâtre des Martyrs, le Théâtre La montagne magique, le Théâtre Océan Nord, le Théâtre Varia, le Théâtre de la Vie, l’Union des artistes du spectacle et La Vénerie Centre culturel de Watermael-Boitsfort.

Signataires individuels :

Ana Navarro, Citoyenne – Céline De VosCode Rouge, artiste – Coline Geisen, militante – Eva Maria Jimenez, permanente CSC en charge des travailleurs migrants et sans-papier – Freddy Bouchez, Marche des Migrant-e-s de la région du Centre – Guillermo Kozlowski, philosophe – Jean-Pierre Griez, réalisateur – Julie Jaroszewski, artiste et militante – Joy Slam, Artiste – Luis Martinez Andrade, sociologue mexicain – Luk Vervaet, prisoner’s news – Manu Scordia, dessinateur – Maryam Kolly, sociologue Université Saint Louis – Marie aurore d’ Awans, comédienne – Milena Sardella, citoyenne – Nordine Saidi, militant décolonial et membre de Bruxelles Panthères – Rachid ID YASSINE, Sociologue – Soraya El kahlaoui, sociologue – Kamar Takkal, citoyenne du monde – Véronique Dockx, citoyenne et avocate – Yacob Mahi, théologien, islamologue, docteur en histoire et sciences des religions, acteur associatif, Bruxelles.

[Source : ODP News, image : Justice pour Mawda]


Violence policière interprétée comme légitime défense…

Dimanche 7 juin, plus de 10 000 personnes se réunissent pour dénoncer le racisme institutionnel et en particulier au sein même des forces de l’ordre et les violences policières qui en découlent. Deux jours plus tard, nous apprenons que le Parquet de Bruxelles demande un-non lieu pour un policier tireur. Au delà des discours officiels et policiers, quelle est donc la tactique mise en œuvre pour poursuivre effectivement ces « bavures » policières ?

Nous nous souvenons de l’incident survenu le 17 septembre 2018 à Bruxelles sur le trottoir, lorsqu’un policier tire trois balles vers une personne sans-abri, l’atteignant au thorax et à la jambe. Monsieur AE fut emmené en urgence à l’hôpital et trois mois plus tard condamné pour tentative de meurtre à 5 ans d’emprisonnement!

Et le policier tireur, qu’en est-il ? Une plainte avec constitution de partie civile a été introduite et doit passer en Chambre du Conseil le 9/6/20, soit près de deux ans plus tard. Et que dit le Parquet ? tout simplement, sans motif : il demande le non-lieu pour le policier!

Surprenant s’il en est car, le seul fait d’être policier permettrait donc de demander son non-lieu, sans justification, sans avoir investigué plus avant, sans expertise balistique qui pourrait le cas échéant démontrer ou invalider la thèse de légitime défense.

Sans preuves, le constat médico-légal se contentant d’indiquer que Monsieur AE a effectivement été blessé par 2 balles. C’est tout, quelle distance, quelle profondeur, ceci irait-il étayer la thèse non encore prouvée d’une légitime défense ? Rien, c’est comme ça, pas besoin de preuves comme c’eut été nécessaire pour n’importe quel citoyen : Vous êtes policier ? Pas besoin !

Après l’importante manifestation devant le Palais de justice et dans d’autres villes du pays et de par le monde, la Justice ici précisément nous envoie en pleine figure son mépris. La frustration de toutes ces personnes qui réclament justice dans les cas de violences policière n’en sera que plus grande et justifiée.

Le nombre de violences policières ne fait qu’augmenter et mais leur traitement judiciaire impliquant l’impunité pour les auteurs ajoute à l’injustice pour les victimes. C’est très grave.

En Belgique actuellement, une personne visée par balles policières ne mériterait donc même pas un procès public!

DERNIÈRES NOUVELLES : Affaire remise suite à la demande d’une nouvelle expertise

Ils ont aussi signé :